18h39 à la découverte du microhabitat

09/02/2022

Echange sur le rêve de vie en Microhabitat avec 18h39 (by Castorama)

Quand 18h39 (by Castorama) entre à l’intérieur de la petite maison de Guillaume

 

EC : On va discuter avec la startup Ma Petite Maison, qui est une entreprise dont la vocation est d’accompagner les porteurs de projets de microhabitat écologiques. Car pour aller au bout du rêve il ne faut pas être tout seul finalement, il faut parfois être aidé. On va donc tout de suite leur poser quelques questions :

Qu’est ce qui fait que vous chez Ma Petite Maison vous pouvez faire cet accompagnement ? Vous avez l’expertise ? Les bons partenaires ? Comment ça marche ?

Guillaume : Il se trouve que Ma Petite Maison fait partie des premiers à avoir construit une Tiny house dans les Cévennes entre 2012 et 2014 au moment où le mouvement est arrivé en France. On a donc déjà une certaine antériorité sur le marché. On a pu en devenir expert et en comprendre un petit peu les mécanismes au fil du temps, surtout grâce aux retours d’expériences de tous les porteurs de projets. Les projets qui ont réussis nous ont beaucoup appris et ceux qui ont échoués aussi. C’est ça qui fait qu’aujourd’hui qu’on connait le marché. On peut poser les bonnes questions et aider le porteur de projet. Cette connaissance du marché nous a aussi permis de créer un réseau d’experts qui ont des connaissances dans les micromaisons écologiques. Par exemple : un partenaire spécialisé sur les questions bancaires, un partenaire qui traite des questions d’assurances, un autre qui concerne l’urbanisme.

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Changer de mode de vie en douceur

EC : Vivre dans une petite maison, ce n’est pas juste changer de logement, c’est aussi changer de mode de vie puisqu’on vit dans un espace beaucoup plus restreint ? Comment est-ce qu’on fait pour sauter le pas ?

Guillaume : Je pense que c’est un processus naturel à l’intérieur de soi. Je vais peut-être casser un mythe, mais on n’a pas d’enfant, on est deux à vivre dans notre Tiny House à l’année tous les jours et on ne trouve pas que l’espace soit petit. Avec ma femme, on avait ce rêve en fond mais avant, on est passé par plusieurs étapes, on a déménagé plusieurs fois, on a eu aussi toute une période pendant laquelle on a voyagé. C’est marrant parce qu’on retrouve souvent ce schéma chez les gens qui sont qui ont cette envie de vivre dans une Tiny House. Ce sont des gens qui ont pas mal voyagé avant. Puis, on a vécu dans 30m2 à Lyon puis 25m2 à Aix-les-Bains et à chaque fois on a fait du tri. On se disait : « depuis qu’on est partis à l’étranger est ce qu’on a vraiment eu besoin de ça ? Non ». C’est tout un processus dans la tête qui se fait petit à petit. On n’est pas passé au minimalisme d’un seul coup.

La différence par rapport à la vie en ville, en appartement

EC : Qu’est-ce qui fait que ça rend heureux par rapport à la vie en appartement ?

Guillaume : On passe beaucoup de temps dehors quand on est dans une Tiny. Nous, on fait beaucoup de rencontres aussi. Il se trouve qu’on a la chance d’être à la ferme. On savait que le moment où l’on allait devoir chercher un terrain pourrait être quelque chose qui nous prendrait du temps, qui pourrait même être problématique. Alors on s’est dit pourquoi pas découvrir quelque chose de nouveau ? Et on a commencé à contacter des fermes. En tous cas on a été chanceux parce qu’on est tombé sur des gens extraordinaires ici.

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On est dans la nature, on voit les montagnes un peu partout autour et on rencontre des gens tout le temps.

Dans un appartement comme celui dans lequel on était à Aix les bains, on est en plein centre-ville, c’est sympa, il suffit de descendre les escaliers pour aller prendre un verre ou faire du télétravail dans un petit café, manger au restaurant. Mais finalement on avait toujours cette impression d’être tout le temps tout seul. Même constat à Lyon. C’est en fait ce qui nous a rendu un peu tristes. On avait pleins de voisins puisqu’on était dans une résidence avec plusieurs centaines de personnes qu’on ne croisait presque pas et à qui on disait à peine bonjour quand ça se produisait.

En fait, plus que la maison en tant que telle, plus qu’une histoire de tarifs, c’est un tout qui nous rend heureux. La joie et le bonheur est partagé avec tous les gens autour.

Merci à 18h39 pour le reportage et l’occasion donnée de nous exprimer.